Une programmation culturelle variée pour le mois d’avril dans la Nièvre

En avril, La Maison à Nevers propose une programmation riche et variée, fidèle à son ambition de rendre la culture accessible à tous les publics. Théâtre, spectacles visuels et propositions hors les murs rythment ce mois printanier, avec une offre artistique mêlant grands classiques et créations contemporaines.

Le mois débute le 2 avril avec Le Misanthrope, célèbre pièce de Molière revisitée dans une mise en scène moderne. Simon Delétang revisite Le Misanthrope de Molière à travers une mise en scène moderne qui met en lumière l’hypocrisie sociale et les tensions amoureuses entre Alceste et Célimène. Entre satire et comédie, la pièce dresse le portrait d’une société aux résonances très actuelles.

La programmation se poursuit avec des formes plus originales, notamment le spectacle Vue, présenté du 21 au 24 avril. À la croisée du théâtre d’objets, du cirque et du clown, cette création sans paroles mise sur l’humour visuel et la poésie du quotidien pour séduire un large public. Plus de dix ans après Vu, créé et interprété par Étienne Manceau, ce spectacle iconique s’offre une seconde vie féminine grâce à la transmission du rôle à la comédienne Amélie Venisse.

Le 23 avril Que d’espoir !, un spectacle cabaret, invite le public dans l’univers satirique du dramaturge israélien Hanokh Levin, revisité par Valérie Lesort. Avec humour et tendresse, la pièce explore nos angoisses existentielles et la quête d’un bonheur souvent insaisissable.
Entre transformations à vue, costumes créatifs et performances musicales, une galerie de personnages attachants se déploie sur scène, mêlant théâtre, musique et travestissement.
Cette création réinvente le cabaret traditionnel tout en captant l’attention du spectateur.

Autre temps fort du mois, le 28 avril, le spectacle Les Raisins de la colère, adapté du roman de John Steinbeck et sous la mise en scène de Xavier Simonin. Suivez les Joad, famille d’Oklahoma, contraints de fuir la misère et les tempêtes de sable pour chercher une vie meilleure en Californie, dans une épopée où musique et texte se mêlent pour donner voix aux travailleurs de l’Amérique des années 30. Entre espoir, injustice et solidarité, cette adaptation saisit la tragédie et l’humanité de ces itinérants, résonnant encore avec notre époque.

Enfin, les amateurs d’arts visuels peuvent également découvrir l’exposition Half Monster, Half God, consacrée au travail du photographe Christophe Vootz, visible jusqu’en juillet. Christophe Vootz explore le corps révélant à la fois l’identité intime de ses modèles et la frontière floue entre humain et divin. Entre mystère, tension et réinvention, Mi monstre, mi-dieu, en français, propose une plongée fascinante au croisement de la création et de la métamorphose.

Photo : affiche comédiens Les raisins de la colère, La Maison

Bérénice Baudry