Réunis devant la Bourse du travail à Nevers, à l’appel de six organisations syndicales, (CFDT, FSU, CGT, FO, Unsa, CGT, et Solidaires), des agents de la fonction publique, des sympathisants et des jeunes ont manifesté pour défendre leurs conditions de travail, leur pouvoir d’achat et l’avenir des services publics. Une marche était prévue jusqu’à la préfecture, en passant par la place Carnot.
David Boucher, délégué et défenseur du CFDT, dénonce notamment le manque de reconnaissance des agents : « Nous manifestons pour avoir de meilleures conditions de travail, pour qu’il n’y ait plus de gel du point d’indice et pour que la rémunération soit à la hauteur », explique-t-il. Il alerte également sur la situation des personnels hospitaliers, évoquant le manque de protection sociale et de mutuelle pour une partie d’entre eux : « La population et les professionnels veulent des services publics forts », insiste-t-il.
La mobilisation rassemble également des personnes non syndiquées. C’est le cas d’Anne, une fonctionnaire, sympathisante d’un syndicat, qui estime que la contestation dépasse les organisations syndicales. Elle dénonce la baisse des effectifs alors que les missions des agents s’alourdissent. « Qu’on nous entende, c’est le but », résume-t-elle.
Une enseignante d’espagnol, membre du SNES-FSU, syndicat des enseignants du second degré, participe elle aussi au rassemblement. Elle défend particulièrement l’éducation nationale, dénonçant les suppressions de postes, les fermetures de classes et l’augmentation du nombre d’élèves par classe. Elle s’inquiète notamment du projet de fusion des lycées Jules-Renard et Raoul-Follereau à Nevers : « Je veux qu’on arrête de supprimer des postes dans la fonction publique, dans l’éducation particulièrement », réclame-t-elle.
Syndiqués ou non, les manifestants partagent ainsi une même attente : faire entendre leurs revendications auprès des pouvoirs publics et obtenir des moyens à la hauteur des missions confiées aux agents.
Bérénice Baudry
